La respiration yogique

Dans l’acte respiratoire, l’occidental attribue la primauté à l’inspiration. Le yoga, au contraire, affirme que toute bonne respiration commence non seulement par une expiration complète mais qu’il est aussi fondamental de respirer uniquement par le nez.
On réalise donc en premier une expiration lente et paisible en relaxant les muscles inspirateurs. La poitrine s’affaisse de son propre poids, ce qui chasse l’air. Cette expiration doit être silencieuse, comme tout l’acte respiratoire (vous ne devez pas vous entendre respirer) et de ce fait sera lente.
A la fin de l’expiration, les muscles abdominaux peuvent aider à vider les poumons aussi complètement que possible, par une contraction qui chasse les derniers restes d’air vicié. Plus on expire à fond, plus grande sera la quantité d’air frais qui pourra entrer, plus pur sera l’air en contact avec la surface alvéolaire.

Les trois types de respiration :
Les yogis distinguent trois types de respirations :
- La respiration abdominale ou diaphragmatique :
Le diaphragme s’abaisse au moment de l’inspiration, l’abdomen se gonfle. C’est de cette façon que respirent la majorité des hommes. C’est la façon la moins mauvaise de respirer. La base des poumons se remplit d’air, l’abaissement du diaphragme provoque un massage doux et constant de tout le contenu abdominal et favorise le bon fonctionnement des viscères.
- La respiration costale :
S’effectue en écartant les côtes, en dilatant la cage thoracique comme un soufflet. Cette respiration emplit les poumons dans leur partir moyenne. Elle fait pénétrer moins d’air que la respiration abdominale, tout en demandant plus d’effort ! C’est la respiration « athlétique ». Combinée à la respiration abdominale, elle entraîne une ventilation satisfaisante des poumons.
- La respiration claviculaire :
L’air pénètre dans les poumons en soulevant les clavicules. La partie supérieure des poumons seule reçoit alors un apport d’air frais. C’est la moins bonne façon de respirer.
- La respiration complète :
Elle englobe les trois modes de respiration qu’elle intègre en un seul mouvement ample et rythmé.
Tout comme l’expiration, l’inspiration doit être silencieuse, lente, continue et aisée. Ne vous gonflez pas comme un ballon de foot. Respirez à l’aise, ne forcez jamais. Souvenez vous que la respiration idéale est profonde, lente, silencieuse, aisée.
Conseils d’apprentissage :
Evitez de contracter les muscles des mains, du visage ou du cou, surtout pendant la claviculaire de la respiration. Les trois mouvements doivent s’exécuter en « fondu enchaîné » tout en restant nettement distincts et discernables pour un observateur extérieur.
L’esprit doit être totalement concentré sur l’acte respiratoire.
L’exercice peut se prolonger à volonté. Il ne doit provoquer ni gène, ni fatigue. Vous pouvez le pratiquer à tout moment, chaque fois que vous y pensez, au travail, en marchant, en toute occasion, respirez consciemment et aussi complètement que possible. Peu à peu votre façon de respirer s’améliorera.
En cas de fatigue, déprime, découragement, faites quelques respirations complètes le mental s’en ressentira.
Tiré de : http://www.ombakyoga.net